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Après les sodas, voilà que New York demande à ses restaurants de ralentir sur le sel. La mesure sera mise en place dès le 1er décembre.

Mise en application prévue le 1er décembre

L’Amérique veut manger plus sainement et a décidé de faire de New York une ville avant-gardiste en matière de bonnes habitudes alimentaires. Dans la ligne de mire des officiels : l’abus de sel, notamment dans les chaînes de restaurants. Début septembre, le Board of Health de New York a décidé, de manière unanime, d’imposer aux chaînes de restaurants l’insertion de l’emblème d’une salière à côté des plats des menus qui dépasserait 2300mg de sodium, presque une cuillère à café. Soit l’apport journalier recommandé en sel pour un adulte.

Le petit symbole devra être mis en place dès le 1er décembre. Les bretzels servis au cinéma, tout comme les filets de poulets dans la fameuse Caesar salad et autres paninis mangés sur le pouce, risquent de faire moins saliver les clients.

Une mesure qui ne plaît pas à tous

Une première aux Etats-Unis, surtout quand on sait qu’un Américain moyen consomme près de 3400mg de sel par jour, présent la plupart du temps dans des mets issus d’aliments modifiés principalement présents dans les chaînes de restaurants.

Une consommation bien trop élevée qui favorise les risques de hausse de tension et de maladies cardiaques, qui sont deux des premières causes de mortalité aux Etats-Unis.

La nouvelle n’est pas passée inaperçue : si elle a été applaudie par ceux qui se battent pour des meilleures mesures de santé publique pour leurs compatriotes, elle a aussi attiré les foudres des restaurateurs et autres producteurs de sel.

Melissa Fleischut, président de la New York State Association, a déclaré que cette nouvelle loi serait un véritable fardeau pour tous les établissements contraints de réimprimer leurs menus, alors que le gouvernement fédéral planche sur d’autres décrets qui devraient conduire à de nouvelles modifications plus tard dans l’année.

New York pionnière

New York City n’en est pas à sa première fois : l’administration du précédent maire, Michael Bloomberg, avait déjà fait interdire les acides gras des repas servis dans les restaurants. Elle avait par ailleurs imposé à ces derniers de publier le nombre de calories par menu. Seule la tentative de faire réduire la taille des sodas en 2012 n’avait pas abouti.

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