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La Floride fait rêver à tout âge : des étudiants en quête de festivités à Miami Beach, aux jeunes retraités à la recherche d’un climat ensoleillé et d’une douceur de vivre incontestée. Pourtant, ce paradis a un prix et n’est pas accessible à toutes les bourses…

Quels visas pour les retraités aux USA ?

investir dans les distributeurs automatiques de billets et obtenir son visa

Si vous êtes retraité, sachez qu’il n’existe pas à proprement parler de visa conçu pour les retraités étrangers. Il s’agit donc d’une expatriation difficile, car les services d’immigration seront vigilants quant à votre statut. Vous pourrez donc choisir entre 3 options :

Un visa touristique pour 3 mois

Vous pourrez séjourner aux Etats-Unis trois mois par an, ou plus précisément 90 jours (et pas un de plus !) grâce à ce visa de touriste.

A cet effet, procurez-vous avant votre départ un ESTA (Electronic System for Travel Autorization), autorisation électronique de voyage valable pour 2 ans. Munissez-vous de votre passeport biométrique et remplissez le formulaire vert « visa waiver » qui vous sera remis durant le vol. De plus, n’oubliez pas d’acheter un billet aller-retour afin de prouver aux autorités votre bonne foi. Si cette opportunité de séjour est très intéressante, ne négligez pas le fait qu’elle exclut totalement la possibilité de travailler ou d’étudier. Vous serez donc « condamné » au farniente et aux plaisirs de la plage.

Un visa touristique B-2 pour 6 mois

Si vous êtes retraité et souhaitez séjourner la moitié de l’année en Floride (soit plus de 90 jours), il vous faudra prendre rendez-vous à l’Ambassade des Etats-Unis à Paris. Ce rendez-vous est le passage obligé pour vous procurer un visa touristique B-2.

Agé de plus de 80 ans, vous pourrez faire la démarche par courrier auprès des services consulaires. Ce visa B2, permettant un séjour de 6 mois, est reconductible chaque année en respectant, jour pour jour ce délai.  Attention, il engendre des frais et n’est pas alloué à tous les candidats. Il vous faudra prouver que votre résidence principale est en France, dans lequel vous comptez retourner.

Un visa E-2 d’investisseur

Une solution plus onéreuse, réservée à des retraités animés par l’envie d’entreprendre et la volonté d’investir, est le visa E-2. Ce visa d’investisseur vous sera accordé si vous êtes citoyen français (une convention fiscale existe entre nos deux pays) et si vous investissez aux USA de façon substantielle (« sustantial and not marginal »). Si aucune somme particulière n’est précisée par les autorités américaines, sachez qu’il vous faudra investir une somme conséquente, soit 50% du prix total d’un business.

Si vous êtes retraité, vous devrez réfléchir à l’énergie que demande une telle création d’entreprise, aux tracas administratifs, aux frais d’avocat qu’engendre cette opération, etc. Votre investissement, quel qu’il soit, devra générer du profit, des emplois et participer au dynamisme du tissu économique de votre état. Le visa E2 est donc un investissement personnel et matériel qui demande d’avoir les reins solides et de jouir d’une bonne santé physique et mentale.

Pour en savoir plus sur le visa E-2 pour investisseurs, consultez notre article ici.

Payer vos impôts

Une fois installés aux USA, vous serez soumis à 2 niveaux d’imposition :

  • l’impôt fédéral
  • et l’impôt d’état.

L’impôt fédéral sur les revenus varie entre 10%, applicable jusqu’à l’équivalent de 5419€, et 35% au-delà de 242 343€. L’impôt d’état est calculé de la même façon mais, avantage local, vous n’en paierez pas en Floride ! De plus, pas d’ISF dans l’état du Sunshine. Attention toutefois aux impôts locaux qui sont conséquents, la fameuse property tax, qui représente 2% de la valeur réelle de votre bien et que vous devrez régler chaque année.

Santé : une maigre couverture sociale

Si la médecine américaine est l’une des plus performantes au monde, les tarifs médicaux et hospitaliers sont « à la carte ». Sachez qu’ils fluctuent et peuvent atteindre des prix vertigineux. Arrivé à un âge critique, pensez que l’assurance-maladie est ici réduite ici à son minimum et qu’il faut avoir cotisé au moins 10 ans au Medicare afin de pouvoir prétendre à des remboursements du système américain.

Si ce n’est pas votre cas, cotisez à la CFE (Caisse des Français à l’étranger) ou à une complémentaire santé en France afin d’assurer vos vieux jours. Attention aux limites d’âge imposées par ces organismes. Les meilleurs candidats à l’expatriation sont de jeunes seniors.

Si vous avez cotisé une vie durant en France, n’oubliez pas de demander votre retraite de Sécurité Sociale. Bien que son montant puisse être réduit, elle vous permettra de bénéficier de l’Assurance Maladie lors vos de retours dans l’hexagone, un privilège rare dont il sera dommage de se passer.

« Rien n’est jamais acquis à l’homme » chantait Aragon. Préparation, détermination et planification financière seront vos meilleurs atouts pour réussir votre retraite outre-Atlantique.

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