investir1

Moins connu que les séparatistes basques ou québécois, découvrez les séparatistes new-yorkais ! Quelques irréductibles souhaiteraient séparer la ville de New York de l’État de New York pour des questions politiques.

Une scission de l’État de New York

Ville très démocrate, New York City se différencie de l’État de New York, beaucoup plus modéré dans sa couleur politique. Partant de ce constat, certains souhaiteraient que l’État de New York soit rebaptisé New Amsterdam – nom d’origine de l’État au 17e siècle – et n’incorpore plus la ville de New York. Ces séparatistes se plaignent de subir les lois exigées par les résidents de la Grosse Pomme, alors qu’ils habitent à plusieurs heures de la métropole.

Leur principal grief : les lois anti-armes de la ville et l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste dans l’État qu’ils jugent néfastes au développement économique.

Leur proposition a peu, voire aucune chance d’être adoptée par le congrès de l’État de New York, basé à Albany. Une étude de 2004 du Center for Governemental Research avait notamment démontré que l’État de New York bénéficie grandement de la richesse de sa plus grande ville. Ainsi, les activités de Wall Street représentaient à elles-seules 20% des revenus totaux de l’État. Une séparation serait grandement dommageable pour les résidents de l’État hors de la Grosse Pomme.

Proposer une scission de l’État de New York n’a rien de nouveau. En 1969, le célèbre auteur et acteur Norman Mailer avait mené une campagne afin de faire de New York City le 51e État américain, sans réussite.

Guide MFC