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Nous sommes en train d’assister à une petite révolution aux Etats-Unis. Et celle-ci passera par le porte-monnaie, avec l’augmentation des salaires minimums. De Barack Obama à McDonalds, les bas salaires ont ainsi été revus à la hausse, avec pour but d’accroître l’optimisme et donc la croissance…

Optimisme et récupération économique

Les grandes multinationales américaines considèrent que l’heure de l’augmentation des salaires est venue. Augmentation légère mais suffisante pour que l’opinion publique américaine reçoive en pleine face cette bouffée d’optimisme engendrée par la récupération économique. Au mois de février, ce fut Walmart, talonné de près par son concurrent Target, quelques semaines plus tard, qui œuvrait en ce sens. Ce mois-ci, c’est McDonald’s qui a annoncé l’augmentation du taux horaire à $10. TJMaxxs et Marshalls les suivront bientôt.

Obama augmente le salaire minimum de 25%

Si le point de départ salarial était bas, ce qui importe ce sont les arguments avancés. Nous assistons actuellement à une véritable récupération économique. Celle-ci se traduit donc par une réduction, bien qu’elle soit toute relative, de l’inégalité salariale.

Barack Obama a ainsi décidé en février dernier d’augmenter le salaire minimum horaire de 25%, le faisant passer à $10,10 de l’heure.

Son argument pour appuyer une telle décision : « Dans le pays le plus riche sur terre, quelqu’un qui travaille à plein temps ne devrait pas avoir à vivre dans la pauvreté. » De son côté, Steven Easterbrook, conseiller délégué de McDonald’s, avance un tout autre argument : ses restaurants ont besoin de salariés motivés.

La motivation comme levier économique ?

La motivation est, en effet, la base de la compétitivité. Il est vrai que cette dernière augmente, non lorsqu’on opère des coupes dans les salaires, mais bien lorsque les employés s’investissent plus grandement dans leur travail en sachant qu’ils sont bien rémunérés et qu’ils peuvent aspirer à être les meilleurs de leur profession, quels que soient leurs diplômes. Si cette idée n’est pas très répandue dans notre vieille Europe – où la course aux diplômes reste ancrée dans les consciences – aux Etats-Unis, le développement économique du pays commence à la base de la pyramide sociale.

Il faut avouer que les USA présentent des atouts là où l’Europe offre des « freins économiques » : présence syndicale faible, protection sociale réduite (malgré les avancées de l’Obamacare) et compétition à tout crin. Au pays de l’Oncle Sam, l’entreprise, à son échelle, participe à la demande mondiale. McDonald’s ou Walmart l’ont bien compris et considèrent qu’augmenter les salaires activera la demande et par conséquent les échanges dont ils profiteront rétroactivement.

Austérité contre expansion, deux réalités économiques qui répondent à deux sociologies qui s’opposent.

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