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Travailler et s‘expatrier à l’étranger, c’est souvent l’opportunité d’un nouvel eldorado professionnel et d’un nouveau départ personnel. Les Français n’hésitent d’ailleurs plus, particuliers et entreprises en devenir s’implantent de plus en plus hors de l’hexagone. Mais qu’en est-il du phénomène inverse, « l’impatriation » ? La France, en 2015, aimerait en effet rapatrier ses cerveaux ! Les démarches ne sont pas si faciles… Certaines mesures ont donc été prises !

De plus en plus de Français à l’étranger

Les Français s’exilent plus que les Britanniques et les Allemands ?

L’expatriation est-elle un phénomène de mode ? Non. Un phénomène de société ? Oui ! Les Français sont en effet de plus en plus nombreux à quitter notre cher hexagone pour des contrées lointaines et plus verdoyantes (ou pas).

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : lors des 12 dernières années les expatriations auraient augmenté de 30%, d’après l’OCDE ! Une croissance exponentielle comparée à nos voisins allemands ou britanniques.

Ceux-ci avaient en fait déjà un train d’avance sur nous en termes d’expatriation, qui chez eux a été plus progressive… La raison est simple, les Français ont été plus tardifs à s’expatrier et à voir les bienfaits de ce type de séjour, dans un contexte de mondialisation généralisée. A présent, ils rattrapent leur retard avec engouement !

Près de 2,5 millions d’expatriés français !

Nos compatriotes seraient aujourd’hui entre 2 et 2,5 millions à s’être établis dans un autre pays et leur nombre augmente de 2 à 3% chaque année (chiffre estimés par France Diplomatie). La plupart des Français qui partent le font pour des raisons professionnelles, mais aussi et surtout par soif de découverte et de vivre une nouvelle expérience. De nombreux programmes gouvernementaux encouragent d’ailleurs cette initiative chez les jeunes professionnelles et étudiants, tels :

  • les Programmes Vacances Travail (PVT),
  • les Services Volontaires Européen (SVE)
  • ou encore le Volontariat International en Entreprise (VIE)

Et le retour alors ? Pas si facile…

Si vous pensez revenir en France beaucoup plus facilement que lorsque vous en êtes partis… « Think twice » comme disait Phil Collins ! Bien souvent, ce retour ou cette « impatriation » des Français dans leur patrie d’origine est à vrai dire mal vécu(e) et plus ardue qu’il n’y paraît. Les problèmes rencontrés lors du retour sont souvent d’ordre administratif. La réinscription à pôle emploi, à la sécurité sociale, celle des enfants à l’école, les équivalences pour les matières étudiées et non-étudiées à l’étranger…

Autant de démarches à l’heure actuelle compliquées, qu’aimerait faciliter la sénatrice Hélène Conway-Mouret, représentante des Français établis hors de France, à travers toute une série de mesures gouvernementales.

La sénatrice Hélène Conway-Mouret s’attaque à l’impatriation : 49 propositions pour un retour 49 fois plus facile ?

Les 49 propositions de mesures proposées par Hélène Conway-Mouret, anciennement Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, visent à faciliter certains aspects du retour liés aux domaines suivants :

  • Le logement
  • L’emploi
  • L’Assurance Maladie
  • Les Prestations Familiales
  • La Fiscalité
  • L’éducation
  • Les Retraites
  • Les élections
  • Les conjoints étrangers
  • Les véhicules

Outres ces thématiques essentielles du quotidien, certaines mesures ont de manière plus large vocation à mieux informer les ressortissants français sur les démarches à prévoir en amont lors de leur retour. Mais aussi rendre l’administration plus souple quant aux procédures de retours des expatriés français et à améliorer le dialogue de ces derniers avec l’administration.

Quelques propositions « en vrac »

Parmi les 49 propositions en voici certaines qu’il nous a paru intéressant d’identifier :

Proposition 3

Améliorer l’accès à l’information sur les conditions d’ouverture de droits à l’assurance chômage au retour de l’étranger, notamment en intégrant une information interactive sur le service d’aide en ligne dédié au retour dont la mission préconise la mise en place.

Proposition 8

Mettre en place une information automatique des assurés radiés de leur régime d’assurance maladie pour cause de départ à l’étranger sur leurs conditions de réaffiliation à leur retour en France.

Proposition 15

Permettre l’anticipation des démarches auprès des CAF.

Proposition 12

Permettre aux assurés de retour de l’étranger de se pré-affilier auprès de leur caisse d’assurance maladie afin d’accélérer les démarches au retour.

Proposition 6

Développer et diffuser, en lien avec les acteurs de la mobilité internationale en France et à l’étranger, une boîte à outils de l’insertion professionnelle après une expatriation

Proposition 17

Faire connaître la procédure de rescrit aux contribuables de retour de l’étranger s’interrogeant sur leur situation fiscale au retour en France.

Proposition 20

Permettre la domiciliation sur le lieu de travail de l’un des parents ou à la mairie de la commune du lieu de résidence prévu afin de faciliter les inscriptions scolaires.

Proposition 27

Reconnaître les acquis linguistiques des enseignants ayant exercé dans le réseau de l’AEFE au moment de leur réintégration dans le système français.

Proposition 28

Délivrer une information claire et accessible sur les différents statuts permettant de travailler à l’étranger et sur leurs conséquences en matière d’acquisition de droits à la retraite.

Pour le détail des autres propositions rendez-vous sur le site du gouvernement à la page 77

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