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Film choc de la semaine, Straight Outta Compton – sur l’histoire du groupe de rap de la côte Ouest NWA – ne déçoit pas, au contraire de The Man from U.N.C.L.E, un thriller qui peine à divertir… Voici votre programme cinéma estampillé FrenchFlicks.

Straight Outta Compton, portrait de l’Amérique hip-hop des années 90

Après 8 Miles sur la vie d’Eminem, Réussir ou mourir sur celle de 50 Cent, arrive Straight Outta Compton, qui retrace l’histoire du groupe NWA, auquel appartenait notamment Dr Dre et Ice Cube.

Contrairement aux deux autres biopics de rappeurs précédemment cités, Straight Outta Compton est bien plus qu’un film sur le hip-hop.

C’est aussi l’histoire d’une ville, Compton, banlieue de Los Angeles gangrénée par la violence, et d’une époque, le début des années 90, lorsque le FBI pensait encore pouvoir éteindre le mouvement hip-hop et la colère de la communauté noire. Le film traîne un peu en longueur – un défaut commun à la plupart des biopics – mais l’histoire de NWA était incontestablement faite pour être racontée au cinéma.

Fort Tilden, une comédie estivale rafraîchissante

Un road-movie assez original puisqu’il n’est pas question ici de traverser les États-Unis ou l’Europe, mais… Brooklyn ! Allie et Harper doivent se rendre à Fort Tilden, l’un des rares plages propres de New York, pour retrouver deux garçons.

Mais rien ne va se passer comme prévu pour les deux amies, hipsters assumées. À mi-chemin entre Sofia Coppola et Lena Dunham, Fort Tilden a du mal a trouvé un ton original, mais n’en demeure pas moins une comédie divertissante, aux dialogues acerbes et situations absurdes qui font souvent mouche.

The Man from U.N.C.L.E., de l’action convenue

La bande-annonce du nouveau film de Guy Ritchie (Snatch, Sherlock Holmes) laissait présager un film délirant, dans la veine de l’excellent Kingsman. 

Mais cette comédie-thriller, genre très à la mode depuis Ocean’s Eleven, pêche par un manque flagrant d’originalité et de fluidité.

Qu’on aime ou pas le style ultra-nerveux de Guy Ritchie derrière la caméra (attention à ne pas être au premier rang au cinéma sous peine d’avoir une migraine le lendemain), The Man from U.N.C.L.E. déçoit par ses rebondissements attendus et ses personnages complètement dénués d’épaisseur. Le style très rétro du film – qui se déroule dans les années 60 – sauve le long-métrage du naufrage, mais on reste loin du film pop-corn attendu.

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