CV américain : à faire et ne pas faire !

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Professionnellement parlant, les Etats-Unis et la France ont un certain nombre de différences culturelles. Et le CV n’échappe pas à cette règle. Notre objectif ici n’est pas de se lancer dans un jeu des 7 différences, mais bel et bien de vous aider à faire votre curriculum vitae en bonne et due forme pour les USA. Que faut-il absolument faire ? Quels sont les points à éviter ?

Un CV anti-discrimination

C’est LA plus grande différence avec ce que vous avez l’habitude de faire en France, où il est conseillé de noter à votre recruteur un maximum d’informations personnelles. A ce sujet, les Américains font comme les Anglais : pour éviter toute discrimination à l’embauche, il est vital pour vous de prohiber ces éléments de votre CV américain :

Photographie : le recruteur ne vous verra (à moins d’aller chercher votre profil sur Google) que lors de l’entretien.

• Pas de nationalité.

• Pas de statut marital : c’est un détail qui ne regarde en rien votre entreprise.

• La discrétion du CV US va même jusqu’à vous conseiller de ne pas indiquer votre date de naissance.

• Pas la peine non plus de signaler si vous possédez ou non un permis, à moins que cela ait une influence sur l’attribution du poste en question.

Il existe toutefois une partie de votre CV que vous pourrez réserver à des informations personnelles et qui pourront vous servir lors de votre entretien : les intérêts personnels ou « Activities and interests ». Cuisine, sport, voyage, poney… C’est à vous de décider ce que vous souhaitez indiquer dans cette catégorie plus loisir que professionnelle. Cela pourrait pourquoi pas « matcher » avec les loisirs de votre recruteur.

Attention à la traduction !

Votre nationalité ne devant pas figurer sur votre CV, le recruteur, au premier coup d’œil (le plus important), ne saura pas d’où vous venez.

A l’image d’un Américain, il attend donc de vous une maîtrise optimale de l’anglais. Il est donc vital de ne faire aucune faute d’orthographe, de syntaxe, de grammaire ou de conjugaison, mais avant tout de traduire parfaitement vos expériences professionnelles. Et dans ce cas précis : pas de traduction littérale !

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Lorsque vous ne savez pas exactement comment décrire votre mission, cherchez en profondeur sur le web ou n’hésitez pas à demander à des professeurs ou spécialistes de la traduction.

Quelle longueur ?

Lors de vos recherches de travail en France, vous vous êtes toujours cantonnés à un CV long d’une seule page. Et s’il est toujours mieux vu d’être précis et concis à la fois, rien ne vous interdit de réaliser un CV de deux pages pour les USA (à ne pas dépasser toutefois !). Le CV US comporte plus de catégories que le français (comme nous le verrons plus bas), c’est pour cela qu’il n’est pas interdit de doubler la longueur.

Quelles rubriques ?

1. Les informations personnelles étant extrêmement réduites, contentez-vous, en haut de votre CV, d’indiquer votre nom et prénom, adresse, email et téléphone. En-dessous de cela, il est important de spécifiquement noter la « position » ou votre « objective » : le job auquel vous postulez.

2. Pour ce qui est de la suite, il est plus courant de faire figurer en premier votre « Work experience », en choisissant soigneusement les missions et contrats les plus importants pour vous. Ce n’est qu’ensuite qu’interviendra la partie « Education » consacrée à votre parcours scolaire et universitaire. N’hésitez pas à mentionner les diplômes du BAC jusqu’au dernier obtenu.

3. Il vous reste ensuite 3 rubriques à insérer. Premièrement, les « Personnal skills » ou « Professionnal skills ». Vous pouvez y annoter les langues que vous maîtrisez, mais aussi vos compétences informatiques (logiciels, langage informatique…). Très important aux USA, qui, dès le lycée mettent cela en valeur, votre « Community involvement » ou « Volunteering ». Si cela est considéré comme personnel, voire intime en France, il n’en est rien aux USA qui valorisent scolairement et professionnellement ce genre d’expériences. La dernière rubrique sera quant à elle consacrée à vos « activities and interests », comme nous le décrivions plus haut.

Le plus important : les missions accomplies !

Sans faire dans le « French bashing », dans l’hexagone un stage banal dans une entreprise prestigieuse vaut parfois plus qu’un projet mené de A à Z au sein d’une PME. Dans un CV français, le nom de la compagnie est donc parfois la chose la plus importante à annoncer. Il n’en est rien aux USA où les recruteurs se concentrent avant tout sur les tâches que vous avez accomplies par le passé et donc : ce que vous savez faire.

Si nous vous disons cela, c’est pour que vous preniez donc le temps et l’espace de détailler vos missions et vos compétences. C’est aussi pour cela qu’il est permis de déborder sur 2 pages. N’hésitez pas à donner des exemples et surtout, à personnaliser toutes ces tâches en fonction de l’annonce à laquelle vous répondez !

Sources

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By | 2017-04-01T11:39:21+00:00 15 février, 2015|Categories: Travailler aux USA|Tags: |

About the Author:

Alexandre Robert
Journaliste 50% Parisien, 50% Provençal, j'ai rejoint les projets MyFrenchCity et Investir.US après plusieurs années dans le journalisme. Voilà comment je suis passé de la presse locale à un projet international passionnant ! La magie de notre métier ? Ecouter les gens et faire de belles histoires de leurs récits. Ma grande passion : la NBA. Fan inconditionnel, j’ai même réussi à toucher l’arceau du bout du doigt un soir de novembre 2008.

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