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Si votre tout premier entretien avec un recruteur US approche, alors vous devez certainement vous demander à quelle sauce vous allez être mangé(e). Cette « interview » sera-t-elle vraiment différente de ce que vous avez pu connaître en France ? La réponse est oui et nous vous expliquons ici pourquoi en 10 points, soit autant d’astuces dont vous pouvez vous servir !

1. Indispensable : être bien préparé !

Aux USA, les recruteurs apprécient particulièrement le fait qu’un candidat se soit renseigné sur l’entreprise avant son entretien. Ne pas le faire serait d’ailleurs un vrai problème pour vous. Nous vous recommandons d’effectuer de vraies recherches sur la société au préalable : sur le web et les réseaux sociaux. Demandez-vous : « Quelle est leur organisation ? » Avoir de multiples informations démontrera la motivation qui est la vôtre.

En outre, pour un candidat étranger comme vous, il est aussi nécessaire d’avoir une bonne connaissance de la culture américaine. Idéalement, être sur place et s’être imprégné(e) de l’environnement.

2. Être prêt à plusieurs entretiens téléphoniques

Le 1er entretien se déroule généralement au téléphone. Il arrive même que les deux, voire trois premiers se fassent ainsi. C’est selon le niveau et la nature du job proposé. Il est vrai que passer un entretien au téléphone en anglais est déconcertant, donc il faut s’entraîner à parler et préparer ses phrases.

Il faut pouvoir comprendre l’accent du recruteur aussi : vous ne verrez pas ses réactions ou ses lèvres bouger.

C’est un exercice qui n’est pas simple et qui mérite un vrai entraînement.

3. Le fameux entretien surprise au téléphone !

Il est très fréquent qu’après un envoi de CV en réponse à une annonce, un recruteur vous appelle sans avoir pris de rendez-vous téléphonique avec vous. Vous vous retrouvez donc dans une sorte « d’entretien surprise ».

Vous comprenez alors toute l’importance de connaître les entreprises auprès desquelles vous postulez. C’est une façon de faire pratiquée aux Etats-Unis et qui permet au recruteur de savoir comment vous réagissez face à l’imprévu. Cela n’arrive pas tout le temps. Une assistante peut également vous appeler pour prendre rendez-vous.

4. Plusieurs candidats en ligne…

Certains responsables RH ne manquent pas d’imagination. Ce n’est pas fréquent, mais il peut arriver que les entretiens téléphoniques soient collectifs : tous les candidats se retrouvent en communication en même temps avec le recruteur. De cette façon, le recruteur se rend compte des caractères de chacun : qui prend les rênes et la parole en premier et qui s’efface sous la pression du groupe. Cela se fait surtout pour des postes de haut niveau.

5. N’attendez pas toujours de réponses

Lorsqu’il y a beaucoup de candidats pour un seul poste, et même après avoir passé 4 ou 5 entretiens, il arrive que vous n’obteniez pas de réponses. C’est là où rentre en ligne de compte le procédé du suivi d’entretien. Il vous permettra non seulement de toujours vous faire remarquer, mais surtout de ne pas attendre trop longtemps votre réponse. Le suivi est vivement recommandé aux USA. Attention à ne pas exagérer toutefois.

6. Le culte du winner

Comme en France, la politesse exige évidemment que vous arriviez à l’heure et bien habillé(e). Mais avant tout, aux US on attend de vous lors d’un entretien que vous soyez confiant(e) ! Nous parlons-là de la fameuse « attitude de winner » : je suis le meilleur. La première poignée de main doit donc être ferme. Montrez d’emblée que vous êtes quelqu’un de positif et que vous allez apporter quelque chose à l’entreprise. Comparativement à ce que vous avez déjà connu en France, il ne faut pas hésiter à se mettre plus en avant encore.

7. Halte à l’écoute passive !

A ne surtout pas faire : rester être passif et écouter le recruteur ! Ayez une attitude positive et pro active. Entamez les conversations et créez-en de nouvelles. Un recruteur américain ne vous blâmera jamais pour avoir pris des initiatives ou pris en main l’entretien pour poser des questions. Au contraire ! « J’ai vu que vous veniez de lancer ce produit/ce service… » Partez du principe que vous faites déjà partie de l’entreprise et envisagez des perspectives.

8. Parlez concret et résultats

C’est probablement LA différence la plus importante entre la France et les Etats-Unis : le recruteur US voudra avant tout connaître les résultats que vous avez obtenus par le passé. « J’ai géré tant de personnes… Obtenu ces résultats… J’ai décroché ceci… » Citez des exemples précis des projets que vous avez développés. Ne vous concentrez pas sur les intitulés de vos postes, soyez pointilleux et vendeur : « J’ai augmenté le chiffre d’affaire de tant… »

9. Assurer l’étape post-entretien

En fin d’entretien, prenez une nouvelle fois les devants et demandez quelle sera l’étape suivante. Cela montre votre intérêt pour le poste. Mais aussi votre désir de savoir où vous allez et de ne pas seulement vous laisser bercer par le processus.

Un recruteur américain appréciera aussi toujours que vous pensiez à envoyer un email de remerciement sous 48h. C’est un vrai signe de politesse, d’éducation et de motivation.

10. Le sacro-saint réseau !

S’il est un chiffre à connaître sur le recrutement aux USA, c’est celui-ci : 85% des postes obtenus le sont grâce au networking ! Si vous n’avez pas eu le job, ne tournez donc pas les talons complètement et demandez si un autre poste est vacant ou s’il est possible de rencontrer une autre personne en interne. Par ailleurs, le recruteur n’est pas qu’un pourvoyeur d’emploi, il peut aussi faire partie de votre réseau par la suite…

MyFrenchCity vous en dit également plus sur les règles du CV américain, ici.

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